
Après leur dépôt dans le vagin, les spermatozoïdes remontent dans les voies génitales et la fécondation peut s’effectuer dans le 1/3 supérieur des trompes de Fallope. La rencontre des gamètes est favorisée par les hormones ovariennes qui agissent en particulier sur la qualité du mucus cervical. Ce mucus est sécrété par les cellules du col de l’utérus. Il présente un maillage de fibres protéiques qui se relâche sous l’effet de la concentration en œstradiol (période ovulatoire) et ainsi facilite le passage des spermatozoïdes dans l’utérus.
Le taux d'hormones ovariennes agit aussi sur la contractilité du myomètre.
La vie de l’ovule est de 24 à 48 heures. La fécondation correspond à l’entrée d’un spermatozoïde déclenchant un ensemble de réactions qui isolent l’ovule fécondé du monde extérieur. La fécondation est terminée lors de la fusion des noyaux ou caryogamie. On parle alors de cellule œuf ou de zygote. L’œuf subit ensuite une série de mitoses tous en progressant vers l’utérus. Environ sept jours après fécondation, l’embryon au stade de morula arrive dans l’utérus puis s'implante dans l’endomètre. C’est la nidation.
Pour qu’il y ait grossesse, il faut que l’endomètre utérin soit maintenu et donc il doit y avoir une sécrétion d’hormones ovariennes et en particulier de progestérone. La sécrétion de progestérone est réalisée grâce à une hormone sécrétée par le jeune embryon dès le neuvième jour après la fécondation. Cette hormone est HCG (Hormone Chorionique Gonadotrophine). Lors de la nidation, cette hormone agit par voie sanguine et permet le maintien du corps jaune et la production de progestérone indispensable à la poursuite de la grossesse.
Chez les mammifères sauf l’homme, la reproduction est saisonnière et les sécrétions hormonales d’œstrogène par la femelle conditionnent l’acceptation du mâle en vue de l’accouplement. Parallèlement, le comportement du rut observé chez le mâle dépens de ses propres sécrétions de testostérone et de stimuli de natures diverses émis par la femelle. Il existe donc une relation directe entre le comportement sexuel et la sécrétion hormonale.
Chez l’homme, il y a dissociation partielle entre la sexualité et la reproduction. L’acte sexuel peut se réaliser pendant toute la vie sans pour autant avoir des enfants. L’homme a donc mis au point des techniques permettant de maîtriser la procréation.
Il existe des méthodes dites mécaniques qui empêchent la rencontre des gamètes (préservatif masculin ou féminin) mais d’autres méthodes dites chimiques, fondées sur les connaissances acquises du fonctionnement du cycle féminin, permettent la contraception. Il existe trois types de pilules :
Les méthodes contragestives s’opposent à la nidation ou entraînent une interruption précoce de la grossesse (stérilet, RU 486). Parmi ces méthodes, une interruption volontaire de grossesse ou IVG peut être réalisée de façon chimique en début de grossesse. Il s’agit de l’administration d’une anti hormone (RU 486 ou mifépristone). Cette molécule se fixe sur les récepteurs de la muqueuse utérine et empêchent ainsi la progestérone de s’y fixer. Ceci constitue alors un signal de destruction de la muqueuse utérine et aboutit à l’expulsion de l’endomètre et de l’embryon (favorisée par la prise de prostaglandines, hormone stimulant les contractions de l’utérus).