L'abréviation APRC signifie A partir d'un certain rang
Soit a = (an) une suite réelle ne s’annulant pas APCR. Ces relations seront surtout utilisées pour la comparer des suites convergentes vers 0 ou bien qui tendent vers l’infini.
La relation O « grand o »
Définition :
Soit u une suite réelle. On dit que u est dominée par la suite a si :
On le note :
Les propriétés suivantes sont équivalentes :
- La suite définie APCR est bornée.
- Il existe une suite v bornée telle que un = vn*an APCR.
- On peut remplacer un par |un| et an par |an| sans changer le résultat.
- On peut changer un nombre fini de termes de u et de a sans
changer le résultat.
La relation "O" est une relation réflexive et transitive dans l’ensemble des suites réelles ne s’annulant pas APCR.
Quelques relations :
Donc c’est un sous espace vectoriel de l’espace des suites réelles.
La relation o « petit o »
Définition :
Soit u une suite réelle. On dit que u est négligeable devant a si :
On le note :
Les propositions suivantes sont équivalentes :
- La suite définie APCR converge vers 0.
- Il existe une suite v convergente vers 0 telle que un vn*an APCR.
- On peut changer un nombre fini de termes de u et de a sans
changer le résultat.
-
Si u est bornée et si a tend vers l’infini alors u est négligeable devant a.
La relation "o" est une relation transitive dans l’ensemble des suites ne s’annulant pas APCR.
Quelques relations :
La relation ~ « équivalent »
Définition :
Soit u une suite réelle. On dit que u est équivalente à a si :
On le note :
Les propositions suivantes sont équivalentes :
- La suite définie APCR converge vers 1.
- Il existe une suite v convergente vers 1 telle que un = vn*an
APCR.
-
La relation "~" est une relation d’équivalence dans l’ensemble des suites ne s’annulant pas APCR.
Si u est équivalente à la suite a (avec a ne s’annulant pas APCR) alors le suite u ne s’annule pas APCR.
De plus, si la suite a est strictement positive APCR et si u est équivalente à la suite a alors la suite u est strictement positive APCR.
Quelques relations :
On peut élever à une puissance (à condition que unp et anp soient bien définies c'est-à-dire que un et an soient strictement positives APCR lorsque p n’est pas entier).
On peut composer par le logarithme à certaines conditions :
Si deux suites sont équivalentes alors elles ont la même limite (si elle existe). La réciproque n’est vraie que pour les limites finies non nulles.
Comparaison de référence
Voici les formules à retenir sur la comparaison des suites.